Redemander à Günther – Günther Anders

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Günther Anders

Ma judéité (1933, 1974, 1978), trad. Annika Ellenberger & Christophe David; éd. Fario 2016 (M)

Kafka pour et contre (1951), trad. Henri Plard; éd. Circé 1990 (K)

L’homme sans monde – Écrits sur l’art et la littérature (1993), trad. Christophe David; éd. Fario 2015 (L)

Sténogrammes philosophiques (2006), trad. Nicolas Briand; éd. Fario 2015 (S)

(cités ci-dessous en italiques: initiale + pagination)

Redemander à Günther

Si seul ce qui est commun atteint au terrible (cf dans ce site “Demander à Günther”), alors ces traductions, récentes ou non, ces publications de textes posthumes ou non, augmentent notre communauté. Il est trop rare qu’une écriture sonne à ce point commun – lui-même le savait si bien qu’il enjoignait de se faire cloches qui ne sonnent que si on les fait sonner. Ici, on décide encore une fois de lui obéir.

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Un vieux truc: sauver le monde

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James Agee, Le vagabond d’un nouveau monde, trad. Pauline Soulat, éd. Capricci 2010 (1)

Frédérique Aït-Touati, Contes de la lune – Essai sur la fiction et les sciences modernes, éd. Gallimard 2011 (2)

Carlo Ginzburg, Peur révérence terreur – Quatre essais d’iconographie politique, trad. Martin Rueff, éd. Les Presses du Réel 2013 (3)

Emma Aubin-Boltanski & Claudine Gauthier (dir.), Penser la fin du monde, CNRS éditions 2014 (4)

(ouvrages cités ci-dessous en italiques de 1 à 4 + pagination)

Un vieux truc: sauver le monde

Tout le monde était en repos, quand une guerre s’y enflamba très ardemment. Non seulement l’Europe fut surprise d’un semblable mal, mais encore furent partroublées les lointaines régions d’Asie et d’Afrique. Cette fatale infection de guerre s’en alla traverser par tout ce que l’Océan peut environner de pays, en sorte que, par ce moyen, elle nous découvrit des peuples auparavant inconnus. Il semble que Mars et fortune n’aient épargné aucune partie de ce monde, passant par les Antipodes même.

Paolo Giovo1

Rire ou pleurer nous va toujours. Peut-être parce que l’occasion de ces verbes passés au rang d’impératifs de masse est devenue pot commun, flux permanents d’injonctions si constamment partagées que leur usage d’évidence immédiate cache ses innombrables médiations. Peut-être aussi parce que le réchauffement climatique, notre catastrophe de bois qui fait feu – qu’elle soit trop ou trop peu capable d’évidence immédiate – ne résiste pas au flot. Que faire d’autre qu’indifférence rigolarde ou cynisme pleurnichard, ces façons de rire ou de pleurer de tout comme n’importe quoi? Il y a peut-être, ici et là, dans les coins sombres des images mondialisées, dans les replis des livres et de la lecture, dans les expériences du travail quotidien, dans les banalités de pauvres décences, dans bien d’autres choses et gens encore, de quoi en remontrer aux brillantes sottises du haut du pavé, du pignon sur rue – mais enfin le fait est là, se dit-on: pas demain la veille qu’on veillera tant au grain qu’il puisse pour une fois lever.

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Pourrir, est-ce nourrir un peu?

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Richard White, Le Middle Ground – Indiens, empires et républiques dans la région des Grands Lacs 1650-1815, trad. Frédéric Cotton, éd. Anacharsis 2012 (1)

Alban Bensa, Kacué Yvon Goromedo & Adrian Muckle, Les sanglots de l’aigle pêcheur – Nouvelle-Calédonie: la guerre Kanak de 1917, éd. Anacharsis 2015 (2)

Didier Debaise & Isabelle Stengers (éd), Gestes spéculatifs – Colloque de Cerisy, Les Presses du réel 2015 (3)

Bruno Latour, Face à Gaïa – Huit conférences sur le nouveau régime climatique, éd. Les Empêcheurs de penser en rond-La Découverte 2015 (4)

(ouvrages cités ci-dessous en italiques de 1 à 4 + pagination)

Pourrir, est-ce nourrir un peu?

L’intelligence d’un texte en est la renaissance,

le recommencement et la revie.

Charles Péguy

(cité 3,339)

Temps pourri”, “tous pourris”, “vie pourrie”… Ces ritournelles d’aujourd’hui font-elles faire autre chose que le renoncement dégoûté qu’elles disent? Ces livres récents en montrent quelque chose qu’ils offrent à découvrir.

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Sur la politique apolitique: deux veilleurs

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À propos de:

Éric VOEGELIN

Hitler et les Allemands (The German University and the

Order of German Society: A Reconsideration of Nazi Era, 1990 & Hitler and the Germans, 1999), trad. Mira Köller et Dominique Séglard, éd. du Seuil 2003 (cité ici sous H).

Günther ANDERS

L’obsolescence de l’homme (Die Antiquiertheit des Menschen, 1956), trad. Christophe David, éd. de l’Encyclopédie des nuisances/Ivrea 2002 (cité ici sous O)

La menace nucléaire (Die atomare Drohung, 1981), trad. Christophe David, éd. du Rocher/Le serpent à plumes 2006 (cité ici sous M).

Nous, fils d’Eichmann (Wir Eichmannsöhne 1988); trad. Sabine Cornille et Philippe Ivernel, éd. Payot & Rivages 2003 (cité ici sous N)

Sur la politique apolitique:

deux veilleurs

Depuis que leurs allures s’affichent “mondiales” ou “globales”, nos habitudes jadis appelées politiques souffrent d’une certaine dépolitisation. Nations Unies ou Grandes Puissances, Marché, État, Travail, Climat, Matières Premières, Spéculation: nous voici sommés de compter avec ces “nécessités historiques” réputées commander partout, en haut et en bas, de loin comme de près. Choix, décision, responsabilité et délibération, action même ne sont plus de mise: dépolitisation est le mot qui convient, si politique est écoute et parole, entente à peu près partagée au travers d’institutions faites justement pour ça, la lente mais persistante reconnaissance de ce que nous voulons, la correspondance entre nous.

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Comment allons-nous ? Demande populaire, réponses savantes

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À propos de:

– Ulrich Beck:

La société du risque – Sur la voie d’une autre modernité, (Suhrkamp Verlag, Frankfurt am Main 1986); traduit de l’allemand par Laure Bernardi, préface de Bruno Latour, éd. Flammarion, coll. Champs 2001, 521 p. (cité ici sous SR).

– Luc Boltanski & Laurent Thévenot: De la justification – Les économies de la grandeur, éd. Gallimard, coll. NRF essais 1991, 483 p. (cité ici sous DJ).

– Peter Sloterdijk:

Écumes – Sphères III : sphérologie plurielle (Suhrkamp Verlag, Frankfurt am Main 2003); traduit de l’allemand par Olivier Mannoni, éd. Maren Sell 2005, 787 p. (cité ici sous ES).

– Jean-Pierre Dupuy:

Retour de Tchernobyl – journal d’un homme en colère, éd. Seuil 2006, 180 p. (cité ici sous RT).

Comment allons-nous?

Demande populaire, réponses savantes

Qu’en est-il aujourd’hui de ce très vieux couple, le savant et le populaire? Comment s’arrange, en nous tous comme en chacun de nous, l’ancien conflit de ce que je sais et de ce que je crois, de ce que je dis et de ce que je fais, de ce que je veux et de ce que je peux? “Tout s’arrange, mais mal”, disait paraît-il quelque anglais! On est tenté de le répéter à l’heure qu’il est, quand il est clair – si l’on peut dire – que la demande de clarté elle-même brouille beaucoup de choses et de gens. Suffit-il de demander ce qu’il y a – ou mieux: ce qui se passe – aussi exactement que possible, quand on voit mal, à la fois, où adresser et comment formuler la demande? On ne va pas – n’est-ce pas? – demander aux gens dits “politiques”, aux choses dites “media”, aussi institués que peu instituants – quand les uns et les autres paraissent décidément impuissants, volens nolens, à relayer quoi que ce soit1 . Mais si du coup on se contente d’adresser et de formuler la demande entre soi, nous autres épars, comment échapper aux préjugés, bien suffisants qu’ils sont à nos arrangements individuels quand les collectifs sont à ce point en friche?

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Montrer ce qui se montre : répertoire d’épreuves

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Jacques Lacan, Télévision, éd. Seuil 1974 (1)
Jacques Derrida, L’animal que donc je suis, éd. Galilée 2006 (2)
Daniel Cefaï & Carole Saturno (dir.), Itinéraires  d’un pragmatiste – Autour d’Isaac Joseph, éd. Economica 2007 (3)
Catherine Malabou, Changer de différence – le féminin et la question philosophique, éd. Galilée 2009 (4)
Philippe Descola, L’écologie des autres – L’anthropologie et la question de la nature, éd. Quæ 2011 (5)
Günther Anders, Aimer hier – Notes pour une histoire du sentiment (New York 1947-1949), Fage éd. 2012 (6)
Isabelle Delpla, La justice des gens – Enquêtes dans la Bosnie des nouvelles après-guerres, éd. Presses Universitaires de Rennes 2014 (7)

En italiques ci-dessous, extraits repérés 1 à 7 suivi de la pagination

Montrer ce qui se montre : répertoire d’épreuves

Éventail ou fantôme, le spectre de l’énigme nommée « présent » est supposé ici habiter comme il peut ces livres disparates. Comme eux, il ne traite d’actualité qu’en action, comète plongée dans la proximité d’un avoir-été et d’un à-venir plus soucieux de nourrir aujourd’hui que renvoyer à hier ou demain. « Soucieulogue », dit l’un (3,6) en reprenant une amicale suggestion. Comme eux, il ne touche à tout qu’avec les outils minutieux de l’attention particulière, chaque fois comme une fois exemplaire, cette fois – ou cette foi ? – des histoires qui ne commencent que si et parce qu’on les écoute pour les reprendre encore. Comme eux enfin, sans porteur ni vecteur commun (quel véritable présent serait commensurable?), il ne flotte qu’en halo de différences cherchant leur singularité en signalant leur position (3,48), moins code que chiffre (1,21), énonciation plus que conception (1,71), évitant certes la réification mais aussi la désincarnation (4,43), suivant trace plutôt qu’empreinte (4,72), reconfigurations plus que transparences et même reconnaissances (7,277), travaillant peut-être à ce que l’un d’eux (2,51) appelle limitrophie au sens large et strict : ce qui avoisine les limites mais aussi ce qui nourrit, se nourrit, s’entretient, s’élève et s’éduque, se cultive aux bords de ces limites.

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Demander à Günther

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À propos de :

Günther ANDERS

1 L’obsolescence de l’homme – Sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle (1956), trad. Christophe David, éd. Ivrea et L’encyclopédie des nuisances 2001.

2 La menace nucléaire – Considérations radicales sur l’âge atomique (1981), trad. Christophe David, éd. du Rocher/Le Serpent à plumes 2006.

3 La Haine (1985), trad. Philippe Ivernel, éd. Payot & Rivages Poche, 2009.

4 Journaux de l’exil et du retour (1985), trad. Isabelle Kalinowski, éd. Fage 2012.

5 Nous, fils d’Eichmann, (1988), trad. Sabine Cornille et Philippe Ivernel, éd. Payot & Rivages Poche, 2003.

6 Hiroshima est partout (1995), trad. Denis Trierweiler, François Cazenave, Gabriel Rapaphaël Veyret, Ariel Morabia, éd. du Seuil 2008.

7 Et si je suis désespéré, que voulez-vous que j’y fasse? – Entretien avec Mathias Greffrath (2000), trad. Christophe David, éd. Allia, 2001.

8 L’obsolescence de l’homme – Tome II Sur la destruction de la vie à l’époque de la troisième révolution industrielle (2002), trad. Christophe David, éd. Fario 2011.

9 La bataille de cerises – Dialogues avec Hannah Arendt, suivi d’un essai de Christian Dries (2012), trad. Philippe Ivernel, éd. Payot & Rivages, 2013.

En italiques ci-dessous, ouvrages cités en chiffre gras suivi de la pagination

Demander à Günther

Continue d’écrire ! Et à celui qui lira cela un jour : continue de lire !

Car seul ce qui est commun atteint au terrible.

(6,222)

D’autres exposent leur nom – William Faulkner ou Sandor Marai, par exemple – pas lui. Il en dispose très tôt, jeune dilettante si polygraphe qu’un Börsen-Courier des années 30 s’inquiète (7,36) de sortir la moitié de ses articles sous la seule signature de Günther Stern; “Appelez-moi autrement/anders” répond-il – l’histoire ne dit pas encore si le nom de Stern commençait à virer poussière d’étoile. Que va-t-on donc (se) demander à la lecture de cet anonymisé relatif ?

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Bonnes brises par mauvais temps

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À propos de :

Barbara Cassin

(1) Plus d’une langue, éd. Bayard, coll. Les petites conférences 2012

(2) Jacques le Sophiste – Lacan, logos et psychanalyse, éd. EPEL, coll. Essais 2012

(3) La nostalgie – Quand donc est-on chez soi?, éd. Autrement 2013

Vinciane Despret

(4) Penser comme un rat, éd. Quæ, coll. Sciences en questions 2009

(5) Que diraient les animaux si… on leur posait les bonnes questions?, éd. La Découverte, coll. Les Empêcheurs de penser en rond 2012

Isabelle Stengers

(6) Une autre science est possible! – Manifeste pour un ralentissement des sciences, suivi de William James, Le poulpe du doctorat (1903) présenté par Thierry Drumm, éd. La Découverte, coll. Les Empêcheurs de penser en rond 2013

en italiques ci-dessous, ouvrages cités (1) à (6) suivi de la pagination

Bonnes brises par mauvais temps

Quoiqu’il nous occupe beaucoup, le mauvais temps ne nous surprend guère: plus il nous occupe, plus il paraît normal, et normal, donc, le ressassement de cette situation moins préoccupante que simplement mais indéfiniment occupée. Supposons qu’on s’en étonne. Après tout, s’il est vrai que le temps se gâte souvent, est-ce bien une raison pour en parler toujours?

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L’en-train de (se) faire: une prise philosophique et politique

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à propos de:

François Fédier, Entendre Heidegger et autres exercices d’écoute, éd. Le Grand Souffle 2008.

Starhawk:

Parcours d’une altermondialiste – De Seattle aux Twin Towers, trad. Isabelle Stengers et Édith Rubinstein, éd. Les Empêcheurs de penser en rond 2003.

Femmes, magie et politique, trad. Morbic, éd. Les Empêcheurs de penser en rond 2003.

Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie – Actualité de la démocratie participative, éd. Seuil et La république des idées 2008.

Yves Sintomer, Petite histoire de l’expérimentation démocratique – Tirage au sort et politique, d’Athènes à nos jours, éd. La Découverte/poche 2011.

Daniel Cefaï, Pourquoi se mobilise-t-on? Les théories de l’action collective, éd. La Découverte/M.A.U.S.S. 2007.

Frédéric Lordon, Capitalisme, désir et servitude – Marx et Spinoza, éd. La Fabrique 2010.

En italiques ci-dessous: extraits de ces ouvrages.

L’en-train de (se) faire:

une prise philosophique et politique

De vrais problèmes se terrent probablement sous ceux que nous avons du mal à poser – mais ce mal est entretenu, la difficulté sans cesse renouvelée. Entendons par exemple que “le problème nucléaire”, depuis son alimentation en 1945, ne parvient guère à s’énoncer autrement qu’en répétitions, représentations, alertes, malaises et drames ponctuels de toute sorte – autant d’affres incapables (malgré Günther Anders, Tchernobyl et Fukushima entre autres) de dépasser l’écrasante évidence commune: jusqu’ici, ça va. Quant au “problème écologique” (si tant est qu’il soit différent du précédent), quelle position peuvent lui permettre les mille et une épreuves de ses manifestations quotidiennes? Plus loin encore, autre exemple (mais quel diable d’autre y a-t-il?), “le problème politique” se terre sous des catastrophes (Shoah, Nakba) encadrées de leurs incessants points de suspension génocidaires ironisant nos “plus jamais!”. Une version “française” du “politique” – comique cette fois – enterre quant à elle le cumul et le monopole partitocratique des mandats électifs sous la monnaie courante d’oligarchies rigolardes. Ainsi je n’en finis plus, de moins en moins sûr que nos maux puissent seulement cristalliser en problèmes, notre douleur en réflexion, notre honte en action, et notre détresse en santé sinon salut. De Job ou Qohelet-L’Ecclésiaste jusqu’à Hölderlin, on le croyait pourtant – mais il arrive qu’on s’habitue: des maux si vécus, si courants, si supportables après tout, ne sauraient être posés ou pensés. C’est la vie, non?

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L’usage des bonnes leçons

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À propos de:

Jacques Rancière, Le spectateur émancipé, éd. La Fabrique 2008

Isabelle Stengers, Au temps des catastrophesRésister à la barbarie qui vient, éd. Les empêcheurs de penser en rond – La Découverte, 2008 (cité ici sous IS)

Comité invisible, L’insurrection qui vient, éd. La Fabrique 2007

(ci-dessous les propos en italiques sont extraits de ces livres)

L’usage des bonnes leçons

Cassandre, autant pourvue du pouvoir de prévenir que privée de celui de persuader, est devenue depuis longtemps une figure commune, de notre côté du monde. Pour être courante, la formule n’en demeure pas moins étrange, si l’on songe à quel point elle décourage tout usage. Du malheur annoncé, de la chute prochaine, de l’erreur attendue, du raté prévu, nous espérons la joie d’apprendre quelque chose – mais c’est pour réduire aussitôt cet espoir à sa vanité. Autant dire de cette expérience qu’elle est un peigne pour chauves, et que ce savoir-avant ne vaut pas mieux que le savoir-après. Nos “plus jamais ça” croûlant sous les répétitions inépuisables, pourquoi rêver d’une prévention efficace? De derrière nous n’avons guère appris, comment apprendrions-nous de devant? Drôle d’expérience: sa vérité serait d’autant plus grande que son usage serait nul. “Cause toujours!”, dit-on à Cassandre, pour la déclarer à la fois reine et folle, juste et inutile. Avoir raison trop tôt ne vaut pas mieux qu’avoir tort.

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